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Mike Goudreau: Presse

Mike Goudreau - JE RESTE ACCROCHÉ

Le guitariste et chanteur Mike Goudreau nous présente son 17ème album intitulé JE RESTE ACCROCHÉ sur lequel on retrouve une douzaine de pièces originales. C’est au Bistro à Jojo à Montréal que Mike Goudreau conviait les amateurs de blues pour le lancement montréalais de son dernier album. Le très prolifique artiste né au Vermont (USA) et résidant aujourd’hui à Stanstead en Estrie, nous propose un disque entièrement en français. Tout comme sur le disque, on retrouve en spectacle ce soir: Jonathan-Guillaume Boudreau à la basse, Jean-François Bégin à la batterie, Dany Roy au saxophone ténor, Nino Carlo Fabi aux claviers ainsi que Maxime St-Pierre à la trompette. Le tout est sous la direction du chanteur et guitariste Mike Goudreau qui signe les textes et la musique de l’album.

Encore une fois, on remarque le souci de Mike Goudreau de bien faire les choses avec ce disque par la qualité de l’enregistrement et du mixage. Le shuffle ENVOYE MA BELLE (Mike Goudreau), ouvre de belle façon l’album avec son air entrainant où les cuivres sont bien en évidence. On aime beaucoup le style d’arrangement « be-bop» proposé par Mike Goudreau ce qui colore avantageusement l’album. On enchaine avec la chanson titre JE RESTE ACCROCHÉ, qui nous montre un côté plus pop de l’artiste. De retour ensuite avec un shuffle intitulé ARRÊTE DE BOIRE sur le thème de la modération dans la consommation… On retiendra un excellent solo de guitare de Mike.

Sur MELON D’EAU BOOGALOO on passe au funk avec la basse de Jonathan-Guillaume Boudreau avec en prime un bon solo d’orgue. Sur LE CŒUR BRISÉ on revient avec une pièce plus pop au rythme un peu reggae et funk: le refrain accrocheur est tout désigné pour que cette pièce devienne un succès à la radio. On termine l’album avec C’ÉTAIT UN PEU TROP BEAU, un slow blues qui laisse l’artiste exprimer autant ses talents de guitariste que de chanteur. Le jeu entre la guitare et le piano ajoute la touche magique à cette pièce. C’est donc sans réserve que je vous recommande JE RESTE ACCROCHÉ de Mike Goudreau. Après le succès de son disque TGIF en anglais paru en 2013, il a su se renouveler pour nous proposer cette année du blues inspiré en français.

Il s’agit d’un des trop rares musiciens au Québec à faire du blues francophone. À la veille de la saison des festivals il ne serait pas surprenant de voir Mike Goudreau et sa bande sur une scène près de chez vous. Aussi bon en spectacle que sur disque, Mike Goudreau saura vous faire apprécier un blues savoureux avec un son différent grâce à une excellente section de cuivres. Une fois qu’on commence à écouter du Mike Goudreau, on ne peut plus arrêter, vous aussi direz comme moi, JE RESTE ACCROCHÉ et j’aime ça !

http://www.mikegoudreau.ca/

 

Mike Goudreau présente son 17e album : « Je reste accroché » 

Un titre approprié d’album, puisqu’effectivement on reste accroché par ce blues qui rock et swing en français et qui nous parle de la vraie vie. Ce prolifique auteur-compositeur-guitariste et producteur estrien nous offre un beau mélange de blues contemporain et traditionnel avec des influences : Blues, Swing, Jazz, Rock, R & B, Country et même Reggae.

Goudreau a signé toutes les chansons de l’album avec l’aide de ses collaborateurs, les paroliers Michel Aubin, Lise Gaudreau et le Français Jacques Mège. La qualité de l’album enregistré par Jimmy Lord et matricé par Steve Corao est irréprochable. De nombreuses chansons ont servies aux productions à la télé américaine tels que Dirty Sexy Money et plusieurs autres.

Douze pièces qui nous transportent dans son monde. Avec « Envoie ma belle », on a le goût irrésistible de danser, ce qu’il nous invite d’ailleurs à faire avec cette chanson nous disant de vivre le moment présent, de danser et de s’amuser. La danse se poursuit avec « Je reste accroché » l’histoire d’un gars qui a besoin d’être aimé sans que ce soit compliqué et ainsi de suite pour la danse avec « Arrête de boire » qui nous envoie un message très clair de retrouver sa raison pour éviter les inconvénients.

La plupart de ses chansons sont encourageantes et optimistes : « Ils vont passer les mauvais jours » effectivement il y a des journées ou l’on a l’impression qu’on a que des « badlucks » le meilleur est à venir, il ne faut donc pas se décourager. C’est la même chose avec « Mon cœur brisé » on continue à garder l’espoir de connaître l’amour qui raccommodera les cœurs. On profite même de la fête d’une ex pour lui dire qu’elle est la fille pour soi « Joyeux anniversaire »

Des défauts à corriger au plus vite : « Affreuse jalousie » ou un avertissement : « L’herbe est pas plus verte » que celle du voisin que l’on envie pour rien. Mike a aussi une chanson qui lui brise le cœur « Les gens tristes » et aussi sa chanson humoristique « Le cimetière me court après » (Il est rendu derrière chez nous, j’ai déjà un pied dans le trou, les habitants viennent de partout). Il termine avec « C’était un peu trop beau » sa plus longue pièce qui dure 6 :25.

Mike Goudreau est accompagné d’amis et musiciens de longue date. Maxime St-Pierre à la trompette et aux arrangements de cuivre, le brillant saxophoniste Dany RoyNino Carlos Fabi aux claviers et la section rythmique, Jean-François Bégin à la batterie et aux percussions ainsi que Jonathan-Guillaume Boudreau à la basse.

 Spectacles

20 mars à Magog au Vieux Clocher – lancement enregistré et filmé

25 avril à Québec à Cécile et Ramone avec son band 6 musiciens sur scène

Mike Goudreau Still Boppin’ the Blues

Reading the bio on Mike Goudreau’s website it says he was born in Newport, Vermont and that he was raised in Stanstead, Quebec, population 2500. So how did that happen? ‘Years ago, the closest hospital for people to go to was in Newport, so babies were born there and brought home to Quebec. I had a Francophone Dad and an Anglo Mom and ended up with dual citizenship. Pretty cool actually !’

Music was always part of the mosaic in the Goudreau home. ’My parents were huge music fans. They loved country music; Conway Twitty, Hank Williams were two of their favourites. They even went to Nashville for holidays. Rock ‘n’ Roll was also on the turntable at home – Jerry Lee Lewis, Elvis, Bill Haley and the Comets. I grew up on it all and I am a better musician for it.’

Then Beatlemania hit and the young Mike was completely taken in by the music. ‘The Beatles influenced me so much. From the age of 14-17 I grabbed onto every Beatle tune I could learn. I was hooked. Guitar was the first instrument I every played and it changed my life. Although I started playing guitar at age 14, I actually began in bands as a bass player for the first 7 years of my career in country bands, backed-up a famous Quebec Country duo '' Jerry & Joanne '' for a year and we opened for Johnny Cash when I was 18 years old. I also backed up and the was band leader for a few Quebec artists in Florida for 2 winter seasons such as Johnny Farago, Gilles Girard ( Les Classels), Dino L'Espérance (César et les Romains ), to name but a few. Afterwards, played in many Rock'n'Roll bar bands before switching to lead guitar at age 22. Got into the Blues and then started writing my own songs in 1993.’

So 17 albums later - meet Mike Goudreau. His other influences are Chuck Berry, Rolling Stones, Johnny Cash, Nat King Cole, Louis Armstrong, Frank Sinatra, and later, Albert King, Freddie King, Stevie Ray Vaughan, Powder Blues and Downchild - to name a few. Such diverse interests help to explain why Mike is comfortable in so many musical genres, especially jazz and blues.

Over the past 7 years, Mike's songs have been heard on such network TV shows as Everybody Hates Chris (CW) , Dirty Sexy Money (ABC ), Army Wives (Lifetime) ,Kath & Kim (NBC), George Lopez Show (TBS), Justified (FX) ,Scoundrels (ABC) ,Let's Make A Deal (CBS), Friday Night Lights (ABC), Memphis Beat (TNT), Auction Kings (Discovery), Oddities (Discovery), Hung (HBO), Defiance (FX) , The Fosters (ABC Family) and the TV movie North Pole (Hallmark Channel) most notable. In April 2013 Mike’s original song ‘’ Look For the Sunshine ‘’ was featured in the Hollywood film ‘’West End”. Mike’s song ‘’ Miss Wonderful ‘’ was featured in the trailer for the French film ‘’Love Is In The Air’’, and another of his compositions was used in the TV movie ‘’Bonnie & Clyde’’ on HBO.

 So with all that being said some of you have not heard of Mike Goudreau yet? His latest CD, Je Reste Accroché shows off this talented singer/songwriter and could be his best yet. The really cool part is the CD does a great job of ‘crossing borders’; not to be taken wrong but you don’t even realize he is singing in French, the vocals, production and delivery are so solid. With a total of 12 songs, it is truly a pleasure to listen to from start to finish.The first tune, ‘Envoie Ma Belle’ has a long intro that actually sounds like the blues swing greats of old with B3 and all, title track ‘Je Reste Accroché’ shows off this artist’s great vocals, with all the slang joual words to show his background and the guitar solos definitely tell of the rock influence in his playing, and leaves you remaining ‘hooked’. ‘Arrête De Boire’ is a musician’s anthem about quitting drinking (or maybe not) and solid keys holding the song together.

‘Melon D’eau Boogaloo’ (Watermelon Boogaloo), an instrumental shows off the percussion and drums and as always, the guitar skills of Goudreau, B3 and sax….shows off the great talent on this recording.

Back to the basic blues feel ‘Ils Vont Passer Les Mauvais Jours’ knowing the bad days are going to hit no matter what you do, with a growly vocal that shows off the vocal delivery, while ‘Affreuse Jalousie’ is all about the awful jealousy that comes along with love and life. ‘Mon Coeur Brisé’ (My Broken Heart) slides nicely into ‘Joyeux Anniversaire’ then ‘Les Gens Tristes’ is more rhythmic based and keeps the CD humming along with a great running order taking you into ‘Le Cimetière Me Court Aprés’ brings you back into the swing feel. ‘L’Herbe Est Pas Plus Verte’ telling the age old story about the grass and greener and that old saying. Closing track is ‘C’était Un Peu Trop Beau’, saying it was all a little too beautiful, summing it all up to once more come back to Goudreau’s roots of true blues.

The musician lineup on the CD is stellar as well:

Mike Goudreau – Vocals, guitars

Jonathan-Guillaume Boudreau – Bass

Jean-François Bégin – Drums, percussions

Nino Carlo Fabi – Keyboards

Maxine St-Pierre – Trumpet

Dany Roy – Tenor sax

Tenacity and talent. A great combination. ‘My grandfather had a 3rd Grade Education but he built a successful business in Stanstead. He never gave up, I think I inherited some of that from him. I come from good solid stock for sure.’

Having said that, Goudreau is still waiting for the next big break in his career. Listening to his music it is almost seems he is searching for the musical Holy Grail but in actuality he is the musical Holy Grail. He is already there – but he just doesn’t let up on his drive to do more, write better songs, record more, play live more.

“I am working on two new projects right now. One is a collection of worldbeat songs; something new and unique. The other is a jazz/crooner idea; I love all those guys, Darin, Sinatra, so I can’t wait to start that recording that one. The thing I have learned over the years is you have to love doing music and to do it for yourself first. Don’t let the down times get to your heart and stay true to your music. And love your family and friends. My girlfriend, my children, my family are something I am grateful for every day of my life.’

With a very busy summer ahead, filled with festival bookings and special events, keep on eye out for Mike Goudreau and the Boppin’ Blues Band. Try to see him and his band if he is playing anywhere near you in your summer travels. Buy Mike Goudreau’s music – you will be glad you did. Je Reste Accroché is on repeat on my CD player – it should be on yours as well.

Mike Goudreau T.G.I.F. & Je Reste Accroché PMG

Sherbrooke’s Mike Goudreau is a most prolific singer/songwriter/guitarist,

these two discs being less than a year apart. He also leads the Boppin’ Blues Band with its extended discography. www. mikegoudreau.com shows that Je Reste Accroché his seventeenth disc! T.G.I.F. is the English disc and the title song is from the Boppin Blues Band songbook, at least for the opening. After the first verse, Maxime St. Pierre on trumpet and Serge Arsenault on trombone get to play jazzy but short solos. The horns sit out for the slow blues “Ain’t No Guitar Hero”, a bit of autobiography in that he always wanted his guitar playing to be in the service of the song. He rips off a fine solo anyway. The horns come back for the jazzy “Jack’s Place”, with a fine vocal from Goudreau and a sax solo from Dany Roy. “Blue Note Shuffle” is a nice instrumental in the same vein. “Don’t Get Close To You” is a fine rocking blues and another highlight is the slow blues “You Can’t Keep A Good Man Down”. “Got Your Letter” is a very attractive country blues, with Goudreau on banjo – the letter is of course a lover’s rejection made all the worse for it being such a formal letter. “Give Me Faith” is an organ- led gospel tune and a couple more songs further showcase the Boppin jump blues style. He may not be using the name, but the tradition continues. Je Reste Accroché is no less interesting, with the title song’s Motown-like horns. “Arrète De Boire” is a tough Chicago blues as is the grinder “Le Cimetière Me Court Après” . “C’ Ètait Un Peu Trop Beau” is a lovely slow blues to conclude. In between, there are more songs in that jumping Boppin Blues style. You’ ll be happy with either one or both.

His web site is www.mikegoudreau.com.

C’est à l’adolescence que Mike Goudreau a gratté ses premières cordes de guitares et c’est en se laissant influencer par des modèles comme Chuck Berry, Johnny Cash ou encore les Rolling Stones qu’il se façonnera tranquillement un style qui plus de trente années plus tard est encore bien présent dans sa musique.

Auteur, compositeur et chanteur en plus d’être un des guitaristes parmi les plus brillants de sa génération, le Québécois natif du Vermont s’est produit sur les plus prestigieuses planches de la Belle Province et d’ailleurs sous diverses formules puisque l’on croise aussi bien Mike Goudreau en compagnie du Boppin’ Blues Band qu’avec ses amis musiciens ou plus simplement avec son band dans lequel on retrouve Jonathan-Guillaume Boudreau à la basse et Jean-François Bégin à la batterie, la formule se voyant rejointe pour le quatorzième album de l’artiste par David Elias venu poser son sax ténor sur un morceau et par Pascal ‘Per’ Veillette qui réchauffe l’atmosphère de quelques goulées d’harmonica sur deux pièces de plus.

Créateur plein d’inspiration, interprète des plus brillants, Mike Goudreau sait se faire aussi charmeur dans ses adaptations toujours très personnelles que dans des pièces originales qu’il écrit aussi bien en Anglais qu’en Français, double culture oblige. Huit compositions cuites à point et croustillantes au possible mais aussi trois covers, « Mind Your Own Business » de Hank Williams, « Wasn’t That A Party » de Tom Paxton et enfin « She’s A Woman » des Beatles, il n’en faut pas plus pour que l’on se sente à son aise dans un ouvrage qui swingue et qui groove du feu de dieu, un véritable album de blues, de blues rock et de rhythm‘n’blues qui fait battre du pied et taper des mains avec des titres pleins de chaleur et de convivialité comme « Toss Down The Dice », « Blame It On Addiction », « J’essaierai de tenir debout » ou « Should Quit Your Drinking ».

La voix toujours très déterminée et la guitare aussi brillante dans les structures rythmiques que dans les soli, Mike Goudreau, accompagné il faut le dire d’un band en forme olympique, nous en donne encore plus que tout ce que l’on attendait. Il faudra bien qu’un jour l’hexagone le reconnaisse à sa juste valeur et lui tende les bras pour qu’il vienne enfin dynamiter les planches de notre côté de l’Atlantique … En attendant, on peut toujours commander cet excellent « Time For Messin’ Around » sur le site de l’artiste !

 "Time For Messin' Around", marks the 3rd release I have received from Mike Goudreau over the past 6 years, of which the previous 2, were 15th and 20th milestone celebrations with one of his other bands, The Boppin' Blues Band. In addition to the Mike Goudreau Band and Mike Goudreau & The Boppin' Blues Band, other incarnations of this multi-talented canadian artist included, The Goodmen Band, Mike Goudreau Jazz Band, and Mike Goudreau & Friends.

When it comes to his music, Mike Goudreau has certainly run the gauntlet of unique styles and content, which has frequently spanned the distance between Blues and Jazz, including jaunts into the realm of Reggae, Country, Funk, Soul, and Rock. Often comfortable exploring all the realms of music has lead him to put together a Classic Christmas album and a very popular tribute to Louis Armstrong titled "Thank You Louis".

"Time For Messin' Around" is Mike Goudreau's 14th album and consists of 11 tantalizing Tracks that once again show off Goudreau's never ending interest in a variety of genres, which for this release, includes romps into Funk, Texas Shuffle, Country Blues, Blues Rock, Southern Rock, and more, all culminating to what he likes to call, "a party vibe album". Included on this album, which has come to be a trademark of Goudreau's, is an authentic and soulful blues song, done in French.

Of the 11 Tracks on "Time For Messin' Around", 8 are new originals, written or co-written by Mike Goudreau, with fellow bandmates, Jonathan-Guillaume Boudreau and Jean-Francois Begin, co-writing 2 of the Tracks with Goudreau. For the 3 Covers, Mike Goudreau could not have offered up a more intriguing and interesting mix, which included, "Mind Your Own Business" (Hank Williams), "Wasn't That A Party" (Tom Paxton), and "She's A Woman" (Lennon/McCartney). In addition to Mike Goudreau (Lead Vocals/Guitars), Jonathan-Guillaume Boudreau (Bass), and Jean-Francois Begin (Drums), "Time For Messin' Around" also features, on various Tracks, David Elias (Tenor Sax), and Pascal Per Veillette (Harmonica).

Getting a sense as to just how much fun "Time For Messin' Around" is going to be, comes with the first notes of the first Track, which is the title Track. For this opener, we are treated to Blues flavored ala B.B. King and Albert Collins. Really nice opener and a great tone setter for the remaining of "Time For Messin' Around".

"Toss Down The Dice", comes at us with a great Funky feel, as Mike Goudreau and co-writers Jonathan-Guillaume Boudreau and Jean-Francois Begin offer up a humorous take on gambling at a casino, with as often pictured, the happy gambler, with one or more beautiful ladies by his side, as he confidently throws the dice. This crowd pleaser opens the Track with some nice Wah Wah Guitar playing.

For fans of Carlos Santana's Blues Styling, Track 3, "Awful Jealously" will be one to catch your attention, as Mike Goudreau and Company offer up this great Latin Tinged number. One of my early favorites on "Time For Messin' Around". A really well handled song, both Vocally and Musically.

"A little masterpiece of nonsense", is the way Hank Williams described his song "Mind Your Own Business", the first cover on "Time For Messin' Around" and although the original really can't be beat, Mike Goudreau, has still managed to do a awesome job with this song, essentially keeping the tempo pretty close and although he does it in a Stevie Ray Vaughan style, you still get that Country feel for it that Hank had. Great song and another one of my favorites.

"Time For Messin' Around" features 2 more great covers, "Wasn't That A Party" (Tom Paxton), and "She's A Woman" (Lennon/McCartney).

"Wasn't That A Party" is one of my favorite tunes from Canadian Irish Folk group, The Irish Rovers. Mike Goudreau and Company, once again applied their own unique style and for this one, they threw a little Funk into the mix. "Wasn't That A Party" has always been one of my favorite songs to listen to and now thanks to Goudreau, I can now listen to a great Cover of it, as well.

For "She's A Woman", Mike Goudreau had no problem capturing the essence of this Cover, and as with "Wasn't That A Party", he brilliantly added a little Funky style to it, which worked perfectly. Great singing on this number, very reminenscent of Paul MacCartney. A great closing Track.

The remainder of the great Tracks on "Time For Messin' Around", included the Contemporary Blues song, "Blame It On Addiction", a Swingin' Jump Blues number with a nice Rockabilly feel, "She's In The Pocket", a great tune done ZZ Top style, "Should Quite Your Drinkin'", a song that a few of my friends should take note of, a Country Blues/Rockabilly tune, "Love These Blues", and of course, the Trademark French song on the album, "J'essaieral de tenir debout", a wonderfully done bit of Slow Blues which was co-written by Mike Goudreau and longtime friend and co-composer Michel Aubin.

Pascal Per Veillette showed us all his wizardry on Harmonica on "Love These Blues", for which he has been called "Insane Talent" and his playing on this song called, "An Electrifying Performance".

I love great Sax work whenever I hear it, and David Elias certainly hit the spot, with his great Tenor Sax work on "Blame It On Addiction".

Failure to unimpress, is something that Mike Goudreau and which ever group he is with, manage to do brilliantly. His ability to offer up creative new takes on Covers, as well as, his ability to offer up refreshingly new Originals, is something that has certainly set Mike Goudreau and Company, apart.

Another great effort from Mike Goudreau and his cast of wonderful co-writers and musicians.

Thoroughly Enjoyed and Highly Recommended...

 

Le guitariste et chanteur Mike Goudreau nous présente son 15ème album intitulé TIME FOR MESSIN’ AROUND sur lequel on retrouve onze pièces dont huit compositions originales. L’artiste né au Vermont (USA) réside aujourd’hui à Stanstead en Estrie. Très polyvalent, Mike Goudreau joue du blues, du jazz, chante en français et en anglais, en plus de composer plusieurs chansons pour des séries de télé américaines. Le Mike Goudreau Band, est bien entendu mené par Mike Goudreau à la guitare et à la voix. Celui-ci a réunit ses fidèles complices pour cet enregistrement : Jonathan-Guillaume Boudreau à la basse, Jean-François Bégin à la batterie, David Élias au saxophone ténor ainsi que Pascal «Per» Veillette à l’harmonica.

Dès les premières notes, on remarque la qualité de l’enregistrement et la précision d’un band d’expérience, habitué de jouer ensemble, mais qui a su garder le plaisir de faire du vrai blues. Tout au long de l’album, Mike Goudreau s’amuse à nous transporter d’un style à l’autre: tantôt la guitare de Mike est prédominante, tantôt sa voix versatile prend le dessus pour nous imprégner du feeling du blues. On ressent une maturité dans l’écriture et dans l’interprétation tout au long de l’album.

La pièce TIME FOR MESSIN’ AROUND donne le ton (et le nom) à l’album avec un rythme festif mettant en évidence la basse de J-G Boudreau: mon coup de cœur sur cet album.

Une autre pièce entrainante: SHE’S IN THE POCKET nous fait «swinger» avec une guitare rockabilly et un solo d’harmonica électrisant. Pour continuer encore sur une note joyeuse, la reprise de WASN’T THAT A PARTY (Tom Paxton) sera certainement un succès dans les bars auprès des gens qui font la fête! Le band nous montre aussi de la profondeur lorsqu’il interprète J’ESSAIERAI DE TENIR DEBOUT, un blues langoureux en français.

On conclue l’album par une reprise de SHE’S A WOMAN (J.Lennon-P.McCartney), un incontournable succès des Beatles épicé à la sauce Mike Goudreau.

Assurément, TIME FOR MESSIN’ AROUND constitue un album accompli pour ce maitre du blues et s’avère un excellent ajout à votre collection de disques. Je recommanderais aussi cet album à tous ceux qui désirent s’initier au blues et en découvrir les différents styles.

Avec ses onze pièces bien choisies, Mike Goudreau réussit à nous faire une belle démonstration de cette variété: Texas shuffle, country blues, Southern blues, etc. Le Mike Goudreau Band: du bon blues à consommer et à savourer sans modération!

Mike Goudreau et le Boppin’ Blues Band célèbrent 20 ans de scène.

Les vils pointilleux ne pourront sans doute s’empêcher de relever que Mike Goudreau est le seul musicien à avoir été de toutes les incarnations de son Boppin’ Blues Band. Les vrais mélomanes, eux, applaudiront à tout rompre l’inébranlable ténacité du gentleman estrien du blues, grâce à qui roule depuis 20 ans sur la sinueuse autoroute de la musique live un luxueux équipage (huit musiciens), pourvu d’un rougeoyant trio de cuivres. "De toutes les formations que j’ai eues, c’est celle qui s’est le plus démarquée", avance Goudreau dans sa proverbiale modestie.

Inspirés par le légendaire Dowchild Blues Band (groupe sur lequel auraient été modelés les fictifs Blues Brothers), Goudreau et le batteur Richard Bergeron mettaient pour la première fois en marche le moteur de cette rutilante machine de blues dans l’obscur antre du Café du Palais en 1992. Le très vert guitariste et chanteur apprendrait très vite, malgré des moyens d’abord risibles, que le succès appelle une bonne dose d’huile de bras. "Le premier démo du groupe a été enregistré dans la cave, chez mon père, avec un ghetto blaster cassette branché directement dans la console. On a rédigé sans trop savoir comment un genre de communiqué qu’on a envoyé au directeur général des festivals de blues Labatt Bleue et on a décroché des shows. On a rapidement réalisé que nos confrères pour qui ça marchait, they were hustling you know, ils travaillaient fort."

 Sur le curriculum vitae du BBB (épais comme le bottin) figurent aujourd’hui le nom de quelques séries américaines dans lesquelles se sont faufilés leurs morceaux ainsi que les titres de six albums de chansons originales (dont un en français). La plus récente galette en date, judicieusement intitulée 20 Years of Bop & Blues, encapsule tous les éléments – swing, rockabilly ou funk – qu’ont apportés à la table ces champions d’un blues rock inclusif et endimanché.

Le BBB aura par ailleurs galamment joué le house band pour certains bonzes, comme le défunt Dutch Mason, se souvient, ému, Goudreau. "On a fait une tournée de 10 jours avec lui; on l’appelait "le Premier Ministre du blues". Il avait un sens de l’humour incroyable. Ce n’était pas le gars le plus virtuose, mais tu ne pouvais pas le lâcher des yeux. Il prenait aussi un coup comme un maudit; il nous a raconté tellement d’histoires. Phenomenal experience."

Dominic Tardif - VOIR (Nov 1, 2012)

MIKE GOUDREAU & THE BOPPIN’ BLUES BAND - 20 Years Of Bop & Blues

Il avait souligné le quinzième anniversaire de son Boppin’ Blues Band en offrant à son public un florilège de ses meilleurs chansons, « Boppin’ 15 », il fallait bien que la deuxième décennie d’existence du groupe soit elle aussi saluée par un nouvel album et c’est en l’intitulant tout simplement « 20 Years Of Bop & Blues » que le chanteur et guitariste québécois Mike Goudreau nous dévoile cette fois un recueil de treize titres originaux enregistrés en compagnie de Jonathan Boudreau à la basse, Jean-François Bégin aux drums, David Elias au sax, Maxime St-Pierre à la trompette, Serge Arsenault au trombone et Lorrie Goodman à l’orgue mais aussi d’un invité spécial, Pierre Lacocque des Mississippi Heat à l’harmonica. De quoi mettre du swing dans le blues et du bop dans le jazz sur un album qui forcément est appelé à laisser le bon temps rouler …

Il a un jeu de guitare reconnaissable parmi des centaines et un sens du groove qui n’en finit plus de faire des étincelles, ajoutez à cela une voix qui va de celle du bluesman jusqu’à celle du crooner et vous voilà avec dans la platine une de ces rondelles dont il est difficile de se détacher, un album aux multiples facettes qui se laisse à l’occasion aller jusqu’à glisser de façon notoire vers la soul, de fort belle manière soit dit en passant. Salué par ses pairs comme un instrumentiste virtuose, Mike Goudreau ne cède pas ici à l’appel des soli à n’en plus finir mais se contente au contraire de laisser une place plus que raisonnable à sa guitare tout en travaillant plus ouvertement sur les arrangements de cuivres inhérents au Boppin’ Blues Band que sur des démonstrations individuelles qui nuiraient qui plus est à sa modestie naturelle. Ponctué de quelques pièces pleines de détails mais aussi riches en influences comme « I’ll Be On My Way », « What Did I Say » ou « Happy Birthday Blues » et de titres épiques et cuivrés comme « Movin’ To The Groovin’ », « 20 Years Of Bop & Blues » est un tour d’horizon plutôt bien agencé qui va jusqu’au blues en Français avec « Ca peut pas marcher » de tout ce que Mike Goudreau & The Boppin’ Blues Band sont capables de proposer non seulement sur album, mais aussi en live, une expérience dont ne ressort jamais indemne quand on l’a vécue. Vingt ans de scène et toujours la même énergie qu’au premier jour …

Écrit par : Fred Delforge - www.zicazic.com

Mike Goudreau m’avait goinfré de régalade avec son album précédent, le merveilleux « Blues et Cetera », et je crois bien que je l’avais plus que dit à qui voulait l’entendre, même les sourds l’ont certainement entendu…. Donc un nouvel album du Mike sur le point d’être nourrinné, c’est l’annonce d’un moment magique et l’assurance d’entendre de l’excellent, pour ne pas dire plus, blues.

En plus, cet album, il l’a mis en boite pour fêter l’anniversaire de son Boppin’ Blues Band, qui a vingt ans d’existence, vingt ans à peaufiner l’ouvrage, vingt ans de galères et de moments d’exception, vingt ans à jouer ensemble, alors pensez bien que faut marquer le coup….. Et le coup ben il est marqué plutôt mille fois qu’une !!!!

Pour l’occase Mike s’est fendu de treize nouvelles tunes, treize tunes qui représentent toute l’étendue de son répertoire, treize petits bijoux qui nous promènent du Blues Jazzy au Gospel en passant par le Swing, la Soul, le Texas, Chicago, Memphis, Détroit, etc….. Promenade qui passe même par le Blues en Français avec un « Ca peut pas marcher » de superbe facture.

 

Un album aux multiples facettes qui représente parfaitement ce que Mike et son Boppin’ sont capables de produire que ce soit sur album et bien sûr, en live, expérience qui doit valoir son pesant de frissons….. Peut-être les verrons-nous un jour en France sur l’un des fabuleux festivals dit de « Blues » qui occupent nos étés !!!! (Non là je déconne…. Pensez bien, prennent pas des risques inconsidérés.)

Mike est, comme à son habitude, étonnant à la guitare, instrument qui doit faire partie de lui tellement il le manie avec aisance, facilité et en tire des choses stupéfiantes sans jamais sombrer dans le bruit et les solis interminables. Non il se fait cela à la délicate, tout en marquant bien les pleins et les déliés, mais cet album est également marqué par le Mike Goudreau chanteur, un poil crooner sur les bords à la voix soyeuse, fine et racée, un grand chanteur…. On parle du taulier, certes sa prestation est magique, mais le dit taulier laisse de la place aux collègues, une place énorme et les collègues se privent pas pour mettre leur grain de zique, huit musiciens total en osmose : Jonathan Boudreau (basse), JF Béguin (drums), David Ellas (saxs), Maxime Saint-Pierre (trompette), Serge Arsenault (trombone), Larrie Goodman (orgue) et l’invité de luxe Pierre Lacoque (harmo), que du client de premier choix.

Un magnifique album au groove monstrueux.

 

Mike Goudreau – Blues Et Cetera

Il n’y a qu’un seul Bluesman crooner aussi cool au Québec ! Avec force de patience, Mike Goudreau s’est forgé une place dans le cœur des amateurs et des producteurs de blues, comme en témoignent aujourd’hui ses percées sur les chaînes de télévision américaines et les compilations jazz distribuées en Europe et en Asie. Tout cela sans maison de disque ni producteur. Ses compositions n’ont jamais cessé d’évoluer. Qu’il s’exécute en trio dans la noirceur intime d’un bar ou entouré des cuivres du Boppin’ Blues Band, ses croches et ses blanches possèdent un swing envoûtant. L’album anni-versaire précédent BOPPIN’ 15, sorti à l’été 2007, nous a donné ses grands succès et des adaptations nouvelles. Avis aux intéressés.

Deux semaines avant le lancement du nouvel album Blues Et Cetera au bar Loubards le 10 mars, une copie fut déposée dans ma boîte d’animateur, avec une fiche explicative. Mon regard accrocha sur une phrase : « Je voulais faire un album plus contemporain mais sans délaisser les styles auxquels les gens s’attendent de moi depuis plus de 17 ans. » Mike aurait-il exaucé mon vœu secret et enregistré un album plus personnel et guitaristique? La pochette confirma cette intuition. Une session de photos remarquable où Mike caresse ses guitares dans la pénombre. Ouille, il fait chaud! « Pierre écoute, les photos de Jocelyn Riendeau et le graphisme de Josée Morais sont absolument magnifiques. » Sacré Mike, le truc qui attire le regard, c’est le musicien qui met son âme à nu, n’en déplaise aux docteurs Kodak et Photoshop. L’exploit technique consiste à saisir ce moment, par chance et expérience.

CD Player, Open, Close, Play… Un beau départ où Mike contrôle le volant des deux mains, tel un premier ministre ;-) il joue la guitare, la basse et la voix. Simon Bergeron (dr) et David Élias (sax, arr) sont les co-pilotes, et plusieurs passagers apportent leur contribution. Chicken Boogaloo livre une première finale de cordes enflammées qui m’excite. Puis une cascade de plaisirs : Leaving for Paris avec un accordéon, Big Black Dog qui sonne ZZTop ou LedZep, et Gossipin’ Mama qui nous plonge dans quelque marécage. Merci mon Dieu. Merci les muses. Merci Mike. J’attendais ce Blues plus authentique, plus Roots dit-on, pour le faire tourner en boucle dans ma machine. Un MUST ! Achetez-en des centaines afin que Mike ne soit plus gêné de faire son truc… « plus contemporain, sans délaisser les styles auxquels les gens s’attendent de moi depuis plus de 17 ans. »
(images du site  www.mikegoudreau.com)

« Un grand cru »
Matthieu Petit, journal VOIR
Pierre Chailler - La Note Bleue (Apr 2, 2009)
Soleil bleu

Mike Goudreau est plus que jamais crooner sur Look for the Sunshine. Un allègre album de douce ivresse qui monte à la tête.

Le rock'n'roll a sonné le glas du Great American Songbook, mais le Mike Goudreau Jazz Band le rouvre aujourd'hui et s'amuse à y ajouter quelques pages avec Look for the Sunshine. "J'ai essayé de composer des chansons jazz qui sonnent comme si elles avaient été écrites dans les années 50-60", explique son leader, pour qui il s'agit d'un 11e album.
Surtout connu pour son travail avec le Boppin' Blues Band, le polyvalent Goudreau revient au jazz déjà exploré sur Stardust Memories en 2000. Au fil de l'écoute, on reconnaîtra entre autres un Chet Baker mélancoliquement enamouré ou les gouailleurs crooners du Rat Pack sur des morceaux inspirant un confortable alanguissement de fin d'après-midi, cravate dénouée, apéro à la main. "Les paroles sont romantiques, ça rappelle un temps où les choses étaient moins compliquées", analyse le chanteur. Your daddy's rich and your mamma's good lookin...

Question de se mesurer aux grands et d'éprouver la fidélité de son écriture aux codes de l'époque, Goudreau a placé ici un Moonlight in Vermont et là un They Can't Take That Away. "Gershwin, c'est un des plus grands songwriters des 100 dernières années. C'est dur de mettre notre travail à côté de ces grosses tounes et de ne pas être un peu intimidés... mais c'est ben le fun!"

Des chansons aux telles ambitions appelaient évidemment une certaine somptuosité d'arrangements. Le saxophoniste David Élias et le trompettiste Maxime Saint-Pierre ont créé des partitions pour une douzaine de cuivres, bien que les pièces aient été enregistrées en studio par un big band virtuel, avoue-t-on au risque de briser la magie. "C'était pas mal tripant, mais très laborieux. Ça prend beaucoup d'heures les écrire, ça prend beaucoup d'heures les enregistrer. On a fait ça avec un seul musicien par instrument, en superposant les pistes. C'est la manière la plus facile et la moins dispendieuse."

GOUDREAU INTERNATIONAL

Autoproducteur depuis ses débuts sur disque en 1994, Mike Goudreau a récemment adopté une stratégie de plus en plus courante pour faire fructifier la musique, le licensing. "Je suis rendu à 500 tounes signées avec 25 boîtes aux États-Unis. Elles ont réussi à en placer sept ou huit dans des émissions de télé à NBC, ABC, etc. Des amis qui font ça depuis longtemps m'ont dit que c'est déjà extraordinaire, mais que ça peut prendre de deux à cinq ans avant que ça se concrétise vraiment. Au moins, c'est prometteur, c'est un work in progress."

Ironiquement, ce sont les pièces les plus typiquement québécoises de Goudreau qui auront trouvé preneur, celles de son album blues francophone - un genre dont les bacs des disquaires ne débordent pas -, Nous avions rendez-vous. "On en entend dans une scène de la série Everybody Hates Chris qui se déroule dans un restaurant français." Ce n'est pas à une table d'ici que l'on ferait tourner du blues en français, faisons-nous remarquer. "C'est ben vrai!" s'esclaffe le chanteur.

Mike Goudreau Jazz Band
Look for the Sunshine
(Indépendant)

À écouter si vous aimez /
Michael Buble, Frank Sinatra, Chet Baker
Dominique Tardif - Voir (Apr 17, 2010)
(Sherbrooke) Ça résonne pour Mike Goudreau. En fait, ses notes jazz, sa guitare bluesée et sa voix suave dépassent les frontières, littéralement. En mode composition depuis près de deux ans maintenant, voilà que sa musique trouve écho chez des éditeurs de New York, Los Angeles et même de Londres. Une erre d'aller qui le mène - moins d'un an après Blues Etcetera - à lancer Look for the Sunshine, un album jazz ensoleillé.

Onze, c'est le nombre d'albums que compte Mike Goudreau à sa musicographie. Et depuis plus d'an, le musicien s'est mis à écrire plus que jamais. C'est que grâce au réseau de contacts qu'il a su tisser au fil des ans, il vend aujourd'hui ses chansons à travers le monde. Et avec toutes ses créations musicales, il accumule ainsi le matériel nécessaire à la réalisation d'un album... à la vitesse de l'éclair!"Je me suis dit que pour les cinq prochaines années, j'allais écrire beaucoup de chansons pour les éditeurs. Ça me permet d'être très productif depuis deux ans. Cette production intensive me donne une liberté que j'avais de moins en moins. Ça me donne une raison de plus d'écrire et surtout, ça m'amène à me dépasser", explique celui qui a signé près de 500 contrats d'édition ici et ailleurs et dont on a pu entendre les chansons dans des émissions américaines telles que Everybody hates Chris, Dirty Sexy Money et Kath & Kim.

Bête de jazz

S'il passe une quinzaine d'heures par semaine à gérer les droits d'auteur (une approche qui a, de son propre aveu, changé sa vie, d'autant plus qu'il ne possédait pas d'ordinateur il y a quatre ans) de ses chansons tantôt rock, tantôt blues, cette fois, le jazz l'emporte. Avec Look for the Sunshine, c'est une incursion dans l'univers de Sinatra, du Dixieland ou encore dans la bossa-nova qu'il s'offre en compagnie de son jazz band.

"Je me suis inspiré de ma vie, mais aussi de choses que mes amis ont vécues. J'ai essayé de mettre le côté obscur de côté et de trouver le brightside, le bon côté de la vie. C'est un message généralement positif, d'espoir et de foi, souligne-t-il. C'est ce que les gens ont envie d'entendre après une récession."

La chanson Blueberry Pie, qui raconte tout le plaisir, le goût et le bonheur que l'on peut retrouver en mangeant une bonne tarte aux bleuets, illustre bien cette tendance hop-la-vie. "C'est la chanson coup de coeur de mes enfants, lance-t-il en rigolant. Son air reste gravé dans leurs têtes et ils la chantent souvent."

Pour couronner le tout, Mike Goudreau s'est permis quelques reprises. "Je crois que cet album plaira autant aux fins connaisseurs de jazz qu'aux auditeurs occasionnels. Il est très accessible", admet celui qui s'est entouré de grandes pointures musicales comme le trompettiste Roger "Rocket" Walls, l'arrangeur Maxime St-Pierre, le pianiste Sylvain Daigneault et le saxophoniste David Élias, qui a également arrangé deux morceaux.

Et pour la quarantaine de concerts qu'il fait chaque année dans les festivals et dans les salles de concert aux quatre coins de région et ailleurs, le musicien a décidé de former un groupe jazz et blues. "Au lieu d'avoir deux bands, j'ai trouvé des gars polyvalents capables de faire les deux. C'est plus facile comme ça de garder le groupe ensemble."

Pour se procurer l'album en ligne, on peut visiter le www.cdbaby.com/cd/goudreaujazzband et le www.mike goudreau.ca/. Le lancement de l'album Look for the Sunshine aura lieu le vendredi 16 avril à 20 h 30 au Vieux Clocher de Magog.
Né à Newport en 1965 d’un père canadien-français et d’une mère anglophone, Mike Goudreau est un brillant auteur, compositeur et interprète plutôt représentatif de ce que la scène québécoise compte de mieux en matière de blues et s’il y a une trentaine d’années maintenant que le musicien travaille sa guitare, il est loin d’avoir fini de prendre du plaisir en la jouant et de le partager avec un public qui apprécie ses influences venues aussi bien de Chuck Berry et des Stones que de Johnny Cash, de Ray Charles et bien évidemment de Stevie Ray Vaughan, d’Albert Collins et des trois King ! Avec à son actif nombre d’albums enregistrés tant en solo qu’avec le Boppin’ Blues Band, Mike Goudreau a eu tout le loisir de démontrer son amour mais aussi sa grande aptitude à jouer le rock, le blues, le jazz, la soul et même à la demande le cajun et c’est en s’offrant aujourd’hui un nouvel effort dans lequel il élargit encore un peu plus les limites du blues qu’il revient vers nous de la plus belle des manière, en musique et avec en prime une quinzaine de nouvelles pièces originales …

Mike Goudreau nous a habitué à proposer un blues généreux et plein d’effets, que ce soit au niveau de son jeu guitare mais aussi de tous les arrangements qu’il réalise sur chacun des ses morceaux, les inondant tantôt de cuivres, tantôt de piano et même quand l’envie lui prend d’un peu de violoncelle ou d’accordéon … Entre bop et swing mais aussi plus simplement entre blues et jazz, l’artiste impose sa marque de fabrique indélébile sur des œuvres où il donne de la voix de fort belle manière, que ce soit à la scène ou au studio, et nous sort de ses guitares quelques morceaux de bravoure que l’on verrait bien passer sur les radios internationales, des titres impeccables comme le très cuivré « Why’d I Drink So Much », la délicate balade « It’s Too Late », un « Chicken Boogaloo » groovy à souhait, un « Crazy Johnny » estampillé d’une superbe Memphis touch, un « Leaving For Paris » à la fois sobre et délicatement saupoudré d’accordéon ou encore un « I’m Still Crying » aux beaux accents venus de Chicago. Gorgé jusque dans ses moindres recoins de beaucoup de sensualité et de finesse, « Blues Et Cetera » se présente dès le premier abord comme l’œuvre majeure d’un artiste au mieux de sa forme, un guitariste et un chanteur bourré d’idées et suffisamment lucide pour parvenir à les concrétiser du mieux qu’il soit ! En décidant de réserver l’exclusivité des ventes de ce nouvel album à CDbaby, Mike Goudreau se prive peut-être de quelques opportunités mais s’en crée tellement d’autres qu’il ne peut de toute façon qu’en ressortir encore plus fort … L’Europe gagnerait beaucoup à le découvrir et pourquoi pas à le recevoir !

Ecrit par Fred Delforge

jeudi, 05 mars 2009
Mike Goudreau
Blues Et Cetera
www.mikegoudreau.com

Inspiré ce Mike Goudreau! Ce 10e album intitulé Blues Et Cetera présente, à mon avis une admirable continuité de l’auteur compositeur interprète. L’album précédent Boppin’15 rend justice à ces 15 dernières années de scène. Certains titres francophones tel Le Blues des loups et Ma meilleure amie font maintenant partie de notre terroir du blues. Album après album, Mike nous fait un peu sortir des sentiers battus. C’est d’ailleurs cette particularité qui ajoute un ingrédient de plus à ses nouveaux albums.
Cette fois-ci, il va plus loin et pour ce faire, 14 musiciens poussent la note bleu sur les 15 titres proposés du nouvel opus. À la deuxième pièce Why'd I drink so much est du pur Mike Goudreau avec grande orchestration et section cuivre où l’on retrouve Roger Walls y allant de solos de trompette plantureux et très saisissant. Ça se poursuit un peu plus loin avec la pièce Chicken Boogaloo, un style country blues et Crazy Johnny, un rock'n'roll bien senti d’une couleur Chuck Berry. Il n’y a pas que ses petites sorties de piste dont j’aimerais vous parler, il y a aussi les pièces Change my mind, I’m still cryin et Let me down easily, du blues corsé et des solos de guitares signé Mike Goudreau.

Un autre généreux album et original qu’il ajoute à sa collection. Le mariage de style musical est réussit et l’harmonie avec le blues en fait l’un de ses meilleurs crus.
Réjean Nadon
Parle-nous de ton enfance, ou as-tu grandi ?

Je suis né à Newport, Vermont au États-Unis, mais j'ai passé la plupart de ma vie au Québec dans le village frontalier de Stanstead. Ma mère une anglaise et mon père un francophone...Voilà pourquoi je suis bilingue. Comme nous vivions tout près de la frontière Américaine, j'ai toujours été influencé par la musique et la culture Américaine, mais parce que nous vivions au Québec et que j'ai été à l'école en français, j'ai eu aussi la chance de connaître la culture Québecquoise/Française.....Comme bien des gens qui vivent au Québec dans des villes à cheval entre les U.S.A. et le Canada.

Quand as tu commencé à jouer de la guitare ?

J'ai commencé à jouer à l'âge de 15 ans avec un copain de classe...On trippait sur les Beatles et Neil Young et on essayait de repiquer nos chansons préférés et d'apprendre les harmonies vocales.

Quel style de musique écoutait tu durant ta jeunesse ?

J'ai vraiment aimé les Beatles, mais j'ai beaucoup aimé Bob Dylan, Neil Young, Chuck Berry, les Rolling Stones, America, Crosby-Stills-Nash & Young, Elvis, Johnny Cash.

Quelles sont tes principales influences ?

Quand j'étais plus jeune les noms que j'ai dit à la question précédente, mais aujourd'hui faudrait ajouter Albert, B.B. et Freddie King, Stevie Ray Vaughn, Brian Setzer, Kenny Burrell, Frank Sinatra, Duke Ellington, Louis Armstrong, Nat King Cole et beaucoup d'autres !

Comment es tu venu au blues ?

J'ai commencé à connaître le blues avec un guitariste/chanteur de blues du Québec du nom de Brian Monty, qui est aussi un excellent luthier. Il avait une "gig" tous les Lundi soirs dans un bar à Sherbrooke(Québec) et il m’avait invité pour l'accompagner à la guitare et de chanté quelques chansons aussi. Dès la première soirée j'étais "acro" et pas longtemps après j'ai fondé mon premier band de blues " Boppin' Blues Band ".

The grass ain’t greener, est ton 8éme album, peux tu nous en parler ?

C'est un retour aux sources pour moi. J'ai diminué le nombre de musiciens sur ce projet et nous avons enregistré aussi " Live " que possible avec le moins de " overdubs " pour que ça sonne" live". Je n'ai pas utilisé de cuivres et j'ai donné une grosse place à Harmonica Zeke à l'harmonica/slide acoustique. Je voulais présenter un album plus électrique et énergique pour plaire à des gens qui adore le blues mais assez accessible pour Mr. tout le monde aussi. La majorités des pièces (8 sur 12) sont des compositions. C'est important pour moi d'avoir des compositions car ça toujours été un des caractéristiques qui me démarque de d'autres artistes Blues.

Présente nous les musiciens qui t’accompagnent sur cet enregistrement.
Certains étaient déjà sur tes précédents albums ?

Harmonica Zeke à L'harmonica/voix et slide acoustique. Un musicien de grand talent qui roule sa bosse depuis plus de 35 ans. Zeke a participé à plusieurs de mes projets blues depuis plus de 16 ans. Daniel Poulin à la basse est un gars avec qui je travaille depuis 3 ans, mais ça fait une quinzaines d'années qu'on se connaît. Patrick Morin à la batterie est avec moi depuis 3 ans, autant dans mes projets Jazz que mes trucs Blues. Un musicien très versatile avec le sens du swing. Nino Carlo Fabi Jr. au clavier un autre musiciens doué dans toutes les styles de musique qui a participer à plusieurs albums avec le Boppin' et en spectacle depuis une dizaine d’années.
Pour en savoir plus allez au www.mikegoudreau.com



Avec cet album, tu chante en anglais, mais ton précédent album blues (en 2001) « Nous avions rendez vous… » Était en français, et je crois avoir compris que ce CD n’a pas très bien marché auprès du public Québécois, crois tu, que c’est le fait d’avoir interpréter des textes en français, qui en est la cause ?

C'est vraiment une bonne question ! Je ne sais pas la réponse. Nous avons quand même eu du succès dans le sens que l'album en français nous a permis de participer au Francofolies de Montréal et à plusieurs émissions Radios et Télé à Radio-Canada mais nous avions l'espérance d'avoir un succès un peu plus commerciale et malgré plusieurs critiques positives d'envergure ça na pas levé vraiment et nous avons pas été capable de nous rendre en Europe pour présenter ce spectacle (ce qui était un des buts....peut-être un jour bientôt !).

Peux-tu nous parler de tes rencontres les plus marquantes ?

J'ai accompagné Dutch Mason, on l'appelle le "Premier Ministre" du Blues au Canada. Pendant une tournée en 1996, j'ai eu la chance de connaître ce monsieur fort sympathique qui m'a appris plus sur le blues en 10 jours qu'en dix ans ! J'ai aussi rencontré Johnny Cash et son épouse June Carter en 1984 car je faisais la première partie et il a été vraiment accueillant et très chaleureux...Un vrai de vrai !

Quel est ton regard sur la scène blues Québécoise ?

Nous avons des tonnes de musiciens(nes) talentueux. Mais contrairement à l'Europe nous sommes trop préoccupé avec l'apparence au lieu du talent ( un peu comme nos voisins Américains) c'est le syndrome "Star Académie" et " American Idol" , je trouve aussi que l'on donne trop de place à des artistes qui font du blues/Rock pour faire plaisir au public général au lieu de donné la place à des groupes qui font du vrai blues pur. Malheureusement les gens aiment souvent ce qu’ils voient et non ce qu’ils entendent !

Entrevue réalisée par mail en juillet 2006
L'intégralité de cette entrevue dans le BCR n°6
Les 15 ans du Boppin’ Blues Band. Un cadeau irrésistible et pour se faire Mike Goudreau nous propose un compilation tirée de ses 4 albums blues précédent. Mike et son complice et batteur Richard Bergeron en auraient surement long à raconter sur la centaine de scène de cabaret et festivals dont à 5 reprises au grand Festival de Jazz de Montréal. Il en aurait aussi long à raconter sur plus de 40 musiciens qui ont collaboré et performé à ses côté durant ses 15 années en blues. Des noms tels Harmonica Zeke, Jim Zeller et du regretté Dutch Mason à qui il dédie cet opus. L’auteur compositeur interprète signe 8 pièces sur les 15 proposés. Il collabore aussi à l’écriture sur certaines pièces avec les Michel Aubin et Peter Brown.
Une communion judicieuse choisissant les couleurs musicales passant par l’aplomb Texan, le swing des années 40 et le New Orlean, entres autres. On retrouve aussi tout au long de l’album le son et la chaleur particulière de pousser la gamme bleue sur sa guitare. Je crois bien reconnaître Mike entre mille musiciens par cette façon d’étirer deux cordes simultanéments et de les faire respirer si ardemment.

On y entend aussi ses succès tels, Le Blues des Loups, Juke Joint Café, The Grass Ain’t Greener et bien d’autres originaux arrosés de cuivre. J’aime aussi l’adaptation francophone de la pièce Someday After a While de Freddy King, intitulé On se Retrouvera. Mike nous montre de quel bois il se chauffe avec l’une des plus belles pièces du répertoire blues.

Boppin’ 15, est assurément un album à collectionner. Et j’ajouterais, qu’il est comme le café... Bon jusqu'à la dernière goutte !

Réjean Nadon
MIKE GOUDREAU Band
Ecrit par Arol ROUCHON -- 09 décembre 2006
The Grass Ain’t Greener
Autoproduit



Artiste évoluant aussi naturellement dans le jazz que dans le blues… Devenu guitariste à l’adolescence, Mike goûtera d’abord au rock avant de passer au blues et de sortir son premier album en 94 avec le Boppin’ Blues Band (un groupe dont il était le fondateur) « Sold Out », suivra en 97 «I Dig My Job » mais également une réédition de son premier album « Sold out » agrémenté de quelques titres supplémentaires. 1998 «Happy go Lucky » vois le jour. En 2000 Mike s’offre son premier album de jazz et en signera deux autres en 2002 et en 2004 (album dédié à Noël) revenant entre temps à ses racines avec «Nous avions rendez-vous», un album de blues intégralement écrit en français édité en 2001. 2006, revoilà Mike Goudreau (sans le Boppin Blues Band) dans le blues avec ce nouvel album. « The Grass Ain’t Greener » un album racé, de très haute qualité! Huit compos originales et quatre reprises dont «Oh! Darling» des Beatles. Superbement soutenue par une rythmique sans faille. La guitare de Mike Goudreau passe avec aisance et bonheur du Chicago au Texas. On retiendra tout particulièrement «Keep On Drinkin’» avec au chant Harmonica Zeke ou encore «Too Good To Be True» et « Have You Been Cheatin’ On Me ? » sur lesquels le jeu de guitare de Mike est fabuleux. Mais c’est avant tout dans son ensemble que l’ouvrage se veut séducteur avec des sommets aux limites de l’inaccessible comme «Mercury Blues», «I Had Me A Woman». L’opus se termine avec le classique et éternel «Caldonia» qui vient mettre une ultime et discrète touche de jazz à une œuvre déjà très large. Pas encore suffisamment connu de ce côté-ci de l’Atlantique, (c’est bien dommage) pourtant Mike Goudreau a largement de quoi nous séduire, ce qui sous-entend qu’une découverte rapide s’impose …
www.mikegoudreau.com
Mike Goudreau & the Boppin’ Blues Band
Boppin’ 15
Auto-produit, PMGCD08
Mike Goudreau vit de blues, de jazz, de musique et le Boppin’ Blues Band est, à ma connaissance, le groupe de « swinging blues avec cuivres » ayant la plus grande longévité, au Québec. Ce n’est pas rien quand on connaît les budgets parfois minces dans ce genre d’aventure et la difficulté de faire rouler un orchestre de plus d’une demi-douzaine de musiciens, durant une période aussi significative que 15 ans. Cela prend sûrement une passion éclairée ! Cette longévité relève du tour de force et d’une finesse que savent développer les leaders attentionnés au cours des années. Le plaisir de la musique, d’en partager l’envers et le devant du décor avec les boys, celui de la création et de la recherche musicale avec les meilleurs musiciens disponibles est, à mon avis, ce qui a toujours caractérisé le Boppin’ Blues Band. Je crois que c’est cet élément qui a rassemblé plus d’une quarantaine de musiciens de talent au cours de ces années avec le feu de se dépasser dans l’excellence et l’originalité. Ce disque compilation augmenté de quelques nouveautés m’apparaît comme une référence de plaisir et d’utilité pour les mélomanes de tous âges et les musiciens en herbe. Bonne écoute ! Bon anniversaire à tous les gens concernés!
Sherblues est de retour pour une 2e édition, au grand bonheur des amateurs de musique, mais aussi de tous les bluesmen fervents de festivals. Mike Goudreau n’était pas de la partie l’an dernier, mais compte bien se reprendre cette fois. L’Estrien et son groupe Boppin Blues Band ont préparé tout un spectacle pour l’événement...

Ils sont nombreux les amateurs de blues à Sherbrooke. À preuve, Sherbrooke en blues a connu de bonnes années avant que l’événement soit retiré, il y a plus de dix ans. L’an dernier, Les concerts de la Cité ramenaient au centre-ville un festival consacré à cette musique. Sherblues a connu un succès suffisant pour qu’on récidive cette année, du 9 au 11 juillet.

Mike Goudreau avoue être enchanté du retour de l’événement. « À l’époque de Sherbrooke en blues, mon groupe et moi commencions à faire des spectacles. Ce festival a été d’ailleurs l’un des premiers auxquels nous avons participé. Je trouvais vraiment dommage que cet événement disparaisse », indique celui qui sera en spectacle le 11 juillet, sur la scène extérieure de la rue Wellington.

Une carrière bien remplie

Le chanteur, compositeur, auteur et guitariste ne manque pas de travail depuis le début de sa carrière. Reconnu aux États-Unis pour son talent de compositeur, Mike Goudreau a signé plus de 400 chansons pour différentes compagnies du cinéma et de la télévision. Il y a quelques mois, il présentait son 10e album de chansons originales, Blues Et Cetera. En 2002, il a même relevé le défi d’enregistrer un album de blues en français, grâce à une bourse que lui a remis le Conseil des arts et des lettres du Québec. Facile, d’écrire du blues dans la langue de Molière? « Non, mais c’est un beau challenge. Malheureusement, l’album n’a pas eu beaucoup de visibilité. Mais je referais l’expérience sans hésiter! Après tout, pourquoi ne pourrait-on pas faire du bon blues en français? Il faut oser! », conclut l’artiste qui habite Stanstead.

Au programme de Sherblues

Les formations Mississipi, Heat, Bryan Lee, Triniland, Rick L. Blues Trio, Bob Smith et Mike Goudreau & Boppin Blues Band, entre autres, brilleront sur la grande scène extérieure de la rue Wellington, ainsi que dans certains bars du centre-ville.
MIKE GOUDREAU & THE BOPPIN’ BLUES BAND
Ecrit par Fred Delforge

vendredi, 24 août 2007

Boppin’ 15
(Autoproduction – 2007)
Durée 59’40 – 15 Titres

http://www.mikegoudreau.com
http://www.myspace.com/mikegoudreauband

Pour fêter dignement ses quinze années d’activité au compteur, le Boppin’ Blues Band initié par le guitariste canadien Mike Goudreau et par son complice batteur André Bergeron se devait de sortir un album aux accents un peu spéciaux et c’est pratiquement sous la forme d’un florilège de ses meilleurs morceaux que le groupe s’exécute, remettant dans le circuit des titres écrits entre 1994 et 2001 qui avaient à l’époque mal été distribués et leur en ajoutant de nouveaux qui démontrent que le combo a encore nombre de choses à dire. Si Mike Goudreau a de très belles aptitudes qui lui permettent de briller régulièrement dans le jazz, il est évident que le blues, le swing, le bop et même le zydeco restent toujours des armes avec lesquelles il fait montre d’une certaine virtuosité et que le fait de s’accompagner de cuivres ne fait qu’ajouter au charme de sa musique. Sorti d’une phase d’hibernation qui semblait lui convenir à merveille, André Bergeron est retourné derrière ses fûts pour l’occasion et a retrouvé l’envie de jouer avec un Boppin’ Blues Band qui doit essentiellement sa survie au succès connu par Mike Goudreau dans des configurations économiquement plus viables …

C’est toujours un régal de croiser la musique de ces fous furieux du groove et le fait de combiner des pièces enregistrées à l’époque en une seule prise et avec des bouts de ficelles à d’autres plus travaillées sur lesquelles la technique a quelque peu évoluée apporte à « Boppin’ 15 » une texture toute particulière, d’autant que l’on retrouve dans le tracklisting des morceaux venus du très confidentiel « I Dig My Job » et en particulier « Le Blues des Loups » et l’excellentissime « Juke Joint Café » que chacun des concerts du guitariste mettent à l’honneur. Outre une réadaptation en version swing de « The Grass Ain’t Greener », le tittle track du dernier opus du Mike Goudreau Band, et quelques nouveaux enregistrements des anciens classiques du Boppin’ Blues Band, cet album événement s’offre quelques titres inédits dont un aussi superbe qu’inattendu « Have You Been Down To New Orleans? » à vous remuer inévitablement les tripes ! Beaucoup de cuivres pour colorer subtilement la musique du groupe, un peu de blues en Français pour nous rappeler que le Québec est l’autre patrie de la langue de Molière et que ses musiciens et plus généralement sa population est fière de cette diversité culturelle et le tour est joué, « Boppin’ 15 » devient le parfait résumé de quinze années d’une carrière parfois un peu trop confidentielle mais ô combien chargée d’une soixantaine de titres plus réjouissants les uns que les autres ! On attend désormais une reconnaissance officielle de ce côté ci de l’Atlantique parce que sur scène aussi, le Boppin’ Blues Band est une formation qu’il est judicieux de ne pas manquer …
Mike Goudreau débarque en ville avec sa grande formation à six musiciens, le Boppin'Blues Band, dont le son est axé sur l'interaction entre cuivres et guitares. Ces habitués du Festival international de jazz de Montréal fêtent leur 15e anniversaire.
Le menu du show sera principalement constitué des pièces du neuvième album en carrière pour le bluesman de l'Estrie, Boppin 15 (2007). Trombone, saxophone, trompette, un zest d'harmonica, les amateurs de blues se croiront entre Chicago et Sherbrooke la semaine prochaine.

«J'ai toujours aimé le son des grandes années big band. À l'hiver 2003, lors d'un Festival de blues, des chums et moi avons entendu le Powder blues band. On a tout de suite pensé que ce son pouvait marcher ici et nous avons fondé le groupe quelques mois plus tard. Ce son se retrouve sur Boppin 15», avec des touches de jazz», raconte Mike Goudreau.
Blueser en français
Les gens auront certainement droit à quelques titres du disque en langue français que Mike Goudreau, Nous avions rendez-vous, a enregistré en 2001. Un album dont on a peu parlé à l'époque, mais qui se taille encore une jolie place sur les ondes radiophoniques spécialisées.
«Nous visions la francophonie, avec un français international et un son de blues québécois. Je me disais que ce serait plaisant que les gens puissent comprendre ce qu'on chante. Un ami m'a donné un bon coup de main avec les textes. L'une des pièces s'est même retrouvée dans une scène de restaurant d'un show de télé américain», observe le musicien de 43 ans, né à Newport, aux États-Unis.
Influences
C'est à 14 ans, que Mike Goudreau a appris ses premiers accords de guitare. Parmi ses influences, il compte de nombreux styles, dont le rock ’n roll (Chuck Berry, Jerry Lee Lewis, les Rolling Stones), le country (Johnny Cash, Ricky Skaggs), le jazz (Louis Armstrong, Nat King Cole), et bien sûr, le blues (Albert, Freddie & B.B, Albert Collins).
Mentionnons que depuis 2007, Mike Goudreau tourne également avec une autre formation, le Mike Goudreau Band, un quartet faisant la part du lion à un blues rock plus traditionnel. L'artiste touche également au jazz. Le musicien prépare un nouvel album prévu pour la fin de l'hiver 2009.
Mike Goudreau et le Boppin'Blues Band présentent leur spectacle le 18 octobre, 20h, à la Maison des arts de Laval (1395, boul. de la Concorde Ouest). Information: 450 667-2040.